Un dîner chez : Espelette (Londres)

J’entends parler de Hélène Darroze depuis un bon moment. Je n’ai pas pensé à en parler à M. quand il a prévu notre weekend à Londres, alors forcément, son restaurant était plein quand nous avons cherché à réserver.. Qu’à cela ne tienne, nous nous sommes tournés vers la « brasserie », qui n’a de brasserie que le nom, dont elle a composé la carte, en face de son restaurant. Et quand je dis en face, c’est vraiment le cas puisque les deux restaurants sont situés dans le même hôtel, le Connaught, à Londres.

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L’endroit est très joli, un cadre très chic qui confirme le fait qu’il ne s’agit pas d’une brasserie, mais bien d’un restaurant – à priori plus que bistronomique ! Nous avions une table donnant sur Carlos Place, endroit qui ressemble plus à un décor de cinéma qu’à une rue. Ce n’est pas surprenant quand on s’y promène, les boutiques les plus luxueuses semblent se disputer les devantures ! Loewe, Goyard, Nicholas Kirkwood, que du luxe – confidentiel qui plus est. Chic sans le bling. Que demander de plus ?

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N’ayant pas sur-faim (oui, c’est un mot dans mon esprit), nous avons partagé un « gâteau de poisson » accompagné de sa sauce et de persil italien (Honestly, du persil italien, c’est vraiment différent ?!). J’ai été un peu surpris de la taille de la portion par rapport au prix, et ce n’est pas peu dire me connaissant. C’était bon, certes, mais c’était juste bon. Je n’aurai pas attendu mieux d’un plat Picard. En fin de compte, autant partager, parce qu’en prendre deux n’aurait pas été utile.

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Le plat était très séduisant. Et heureusement, la taille réduite de l’entrée a réveillé mon appétit ! Je ne sais pas ce qui m’a pris de commander une portion de purée en plus de mon « slowly cooked chicken » – si mes souvenirs sont bons – car il était déjà servi avec une petit cocotte Staub remplie de champignons..

C’était très bon, j’ai tout mangé avec plaisir jusqu’à la dernière bouchée ! Ça m’a permis de comprendre le qualificatif « brasserie » attribué au restaurant : de belles portions et des recettes simples.

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Le dessert – première chose que j’ai repéré sur la carte – ne m’a pas émerveillé. Pourtant, en voyant Vacherin au Yuzu, j’étais sous le charme. Malgré la beauté de la présentation, il n’était pas tout à fait « cohérent » si je peux m’exprimer ainsi.. (Je ne suis pas un expert en gastronomie je rappelle !)

Enfin, je ne parle jamais de prix, et je ne vais pas commencer aujourd’hui, mais là franchement j’ai eu l’impression désagréable d’une addition trop salée – sans mauvais jeu de mot. Je suis d’accord, le cadre est magnifique et les serveurs tous très aimables, cependant, j’ai été déçu. Et le fait de passer devant Hélène Darroze, le vrai restaurant, en sortant, n’a fait qu’accentuer ce sentiment.

Je pense que j’ai appris une leçon. Comme pour les accessoires de luxe, rien ne sert d’acheter une imitation ou une « inspiration de », dans tous les cas on sera toujours déçu en apercevant l’original.

Pour une fois, pas d’adresse (car pas d’hypocrisie), je ne pense avoir donné à personne l’envie d’y aller. Passez devant, car de nuit c’est fabuleux. Passez seulement, ne vous arrêtez pas, sauf si vous vous avez la chance d’avoir une table chez H.D. – bien sur !

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